Un lieu pour reprendre espoir et construire sa vie

Attendue par tous les acteurs qui ont aidé le projet à voir le jour, l’inauguration officielle de la Résidence Sociale à Orientation Educative du Fort Saint-Antoine avait été retardée pour cause de confinement et de crise sanitaire. L’événement, qui s’est déroulé le 1er décembre, était donc pour eux un jour de grande satisfaction.

C’est une résidence sociale à orientation éducative unique en France qui a été inaugurée officiellement mercredi 1er décembre en présence de nombreuses personnalités civiles et militaires, de ses résidents et des membres bienfaiteurs.

 A l’extérieur, intégrée dans le panneau qui décrit l’établissement, une phrase de William Shakespeare : « Le sens de la vie est de trouver votre don. Le but de la vie est de le partager ». Au-dessus d’une porte à l’intérieur, un écriteau : « Oskar Schindler, juste parmi les nations ». Pas de doute, ici, à l’instar de l’industriel allemand, lorsqu’on sauve un seul jeune, on considère qu’on a sauvé l’humanité. Les valeurs qui animent la Fondation Apprentis d’Auteuil lui ont valu d’être reconnue d’utilité publique. Il faut dire que le dévouement de ses équipes est permanent. Chaque année, la fondation prend en charge 30 000 jeunes dont 3 900 dans la seule région PACA.

Le bâtiment, situé en haut d’une colline face au Faron et entouré de pins et d’oliviers, a pu voir le jour grâce l’opiniâtreté de Frédéric Baudot, directeur de la Fondation Apprentis d’Auteuil et de son équipe ainsi qu’au soutien financier de nombreux partenaires institutionnels parmi lesquels la Ville, qui a également cédé le terrain pour un prix inférieur à l’estimation des domaines. Il a été réalisé par l'entreprise ERILIA.

Un regard bienveillant

Cette nouvelle résidence est un projet expérimental. Il accueille des résidents âgés de 16 à 25 ans, actuellement 10 filles et 30 garçons, adolescents qui sortent du dispositif de l’Aide Sociale à l’Enfance en raison de leur âge, d’un parcours de Protection Judiciaire de la Jeunesse ou encore des jeunes adultes en difficulté. Tous ont en commun la volonté de réussir leur insertion sociale ou professionnelle et ont pleinement conscience de la chance de pouvoir bénéficier d’un accompagnement social, éducatif et de santé, sans l’interpréter comme une intrusion. Le regard bienveillant d’une équipe pluridisciplinaire les aide à reprendre confiance en eux et à révéler leurs talents. Leur encouragement et leur soutien permettent à ces jeunes de se projeter dans l’avenir et se construire une vie meilleure. Et les résultats sont là qui montrent que ce projet innovant fonctionne.

Un avenir meilleur

Mamoutou, arrivé de Bamako (Mali) en 2018 est aujourd’hui chef pâtissier aux Halles à « L’atelier original ». Un destin qu’il était loin d’imaginer lorsqu’il a traversé la Méditerranée, à bord d’une embarcation de fortune, craignant pour sa vie. Lorsqu’il est arrivé à Saint-Antoine, il a repris espoir et réussi ses études, soutenu par chacun des 12 membres de l’équipe. « Nous sommes tous traités sur un plan d’égalité » dit-il avec reconnaissance. Lisa, maman d’une petite fille de 3 ans et « fière de bien l’élever », a pu reprendre ses études en vue d’obtenir un bac pro. Plein de gratitude, Mamoudoubah, originaire de Guinée, compte bien lui aussi décrocher avec brio son BTS comptabilité.

Un projet fédérateur

Les initiateurs du projet ont pris tour à tour la parole pour exprimer leur gratitude à l’égard de tous ceux qui les ont soutenus dans leur engagement. « Comme notre fondateur, le Père Daniel Brottier, nous avons remué ciel et terre ! a rappelé Nicolas Truelle, directeur général de la Fondation Apprentis d’Auteuil. C’est le mot ‘Alliance’ qui me vient à l’esprit pour décrire le rassemblement de tous les acteurs qui ont contribué au projet ». Geneviève Levy, qui représentait Hubert Falco, s’est exprimé en son nom : « Le Maire m’a demandé de vous dire combien il est heureux de la réussite de ce projet auquel la Ville a tout de suite adhéré. Tout autre projet de ce type recevra un écho favorable de la part de l’équipe municipale »

 « Ce projet s’inscrit dans le cadre du Plan de lutte contre la pauvreté, a déclaré Evence Richard, Préfet du Var, son aboutissement est le couronnement de la patience, de la constance et de la détermination de ses concepteurs. Il doit être une source d’émulation. Ce modèle doit être largement reproduit dans le département, et pourquoi pas, sur tout le territoire ! » 

En savoir plus 

La résidence, réalisée par l'entreprise ERILIA, est composée de 43 logements individuels équipés et d’espaces de vie partagée pour lutter contre l’isolement. L’objectif étant conduire les jeunes vers l’autonomie en les accueillant dans cette structure, 2 ans maximum. Ils payent un loyer (modéré) et doivent avoir un projet professionnel, être en activité.  Ils sont encadrés par une équipe pluridisciplinaire de 12 professionnels complémentaires.

L’originalité de ce projet expérimental consiste à combler « un vide » dans l’accueil de jeunes nécessitant un accompagnement renforcé et n’étant pas en mesure d’accéder aux aides de droit commun sans appui éducatif.

Cette « passerelle » et le travail d’accompagnement mené par une équipe pluridisciplinaire visent à insérer globalement ces jeunes en perte de repères et à les amener à une autonomie réelle.

Une charte d’engagements contributifs a été signée par tous les partenaires, parmi lesquels la Préfecture du Var, l’Agence Régionale de Santé, la Protection Judiciaire de la Jeunesse, la Caisse d’Allocation Familiale, la Région, le Conseil Départemental, la Ville de Toulon et la métropole Toulon Provence Méditerranée (TPM).

 

 

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